Grand âge : le gouvernement abandonne le “plan Grand âge” au profit d’une nouvelle “Mobilisation France autonomie” 

La politique du grand âge change de cap. La ministre déléguée à l’Autonomie, Camille Galliard-Minier, a annoncé que le gouvernement renonçait à lancer un nouveau plan Grand âge, pourtant attendu depuis plusieurs années par les professionnels, les aidants et les personnes concernées. 

À la place, l’exécutif prépare une “Mobilisation France autonomie”, présentée comme une démarche plus large, plus progressive et plus territorialisée. 

🎯 Les grandes lignes de cette nouvelle orientation 

  • Une conférence nationale de l’autonomie prévue à l’automne, réunissant État, départements, ARS, associations et acteurs de terrain. 
  • Des objectifs de long terme plutôt qu’un plan unique, afin de structurer une stratégie durable 
  • Une concertation renforcée avec les territoires (départements et ARS), considérés comme les “chevilles ouvrières” de l’autonomie. 
  • Une gouvernance repensée pour mieux articuler les politiques du handicap, du vieillissement et du soutien à domicile. 

Selon la ministre, l’objectif est de “sortir de la logique des plans successifs” pour construire une politique plus continue et plus lisible. 

🧓 Pourquoi ce changement ? 

Le “plan Grand âge” était attendu depuis 2019, mais n’a jamais vu le jour. Entre crise sanitaire, contraintes budgétaires et réformes prioritaires, il a été plusieurs fois repoussé. 

La nouvelle approche vise à : 

éviter un énième plan qui resterait partiellement appliqué ; 

impliquer davantage les acteurs locaux ; 

rapprocher les politiques du handicap et du vieillissement, souvent traitées séparément ; 

répondre à l’urgence démographique : en 2030, un Français sur trois aura plus de 60 ans. 

🏥 Quels impacts pour les personnes âgées et en situation de handicap ? 

Pour l’instant, peu de mesures concrètes ont été annoncées. Mais plusieurs pistes émergent dans les échanges avec les professionnels : 

  • renforcer l’attractivité des métiers du soin et de l’accompagnement, 
  • améliorer la qualité de vie en EHPAD, 
  • développer massivement le maintien à domicile, 
  • simplifier les parcours entre handicap et perte d’autonomie, 
  • mieux financer les aides techniques et l’adaptation du logement. 

Les associations du secteur attendent désormais des engagements chiffrés et un calendrier clair. 

🗣️ Réactions du secteur 

De nombreuses organisations saluent l’idée d’une gouvernance plus stable, mais restent prudentes. Beaucoup rappellent que l’absence de loi Grand âge laisse un vide, notamment sur le financement de la dépendance. 

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