Alzheimer : un nouveau test de 3 minutes pour détecter la maladie très tôt

Alzheimer : un nouveau test de 3 minutes pour détecter la maladie très tôt Une découverte scientifique récente offre un nouvel espoir aux personnes âgées et à leurs familles : un test ultrarapide, appelé Fastball développé par des chercheurs de l’université de Bath au Royaume-Uni, pourrait permettre de repérer les premiers signes de la maladie d’Alzheimer en seulement trois minutes, et cela bien avant l’apparition des symptômes. 

Un enjeu majeur : diagnostiquer plus tôt pour mieux accompagner 

Aujourd’hui, plus d’un million de personnes en France vivent avec la maladie d’Alzheimer. Souvent, le diagnostic n’est posé qu’après les premiers troubles de la mémoire ou de l’orientation, alors que la maladie est déjà installée. Pourtant, un repérage précoce permet : 

  • D’adapter plus sereinement son quotidien, 
  • De bénéficier de traitements plus efficaces lorsqu’ils sont administrés tôt, 
  • D’organiser l’avenir avec ses proches, 
  • De réduire le stress et l’incertitude pour les familles et les aidants. 

C’est dans cette perspective qu’arrive le test Fastball, une innovation qui pourrait changer la manière de dépister la maladie. 

Contrairement aux examens habituellement utilisés (IRM, ponction lombaire, tests de mémoire parfois stressants), Fastball repose sur une méthode douce et non invasive. Fastball est un test simple, rapide et sans effort. 

Comment se déroule-t-il ? 

  • La personne porte un petit casque EEG (Electro-Encéphalo-Gramme), qui enregistre l’activité électrique du cerveau. 
  • Elle regarde des images qui défilent rapidement sur un écran. 
  • Le logiciel analyse automatiquement la réaction du cerveau lorsqu’une image déjà vue apparaît. 

Le test mesure une réponse cérébrale automatique, indépendante de l’attention, du niveau scolaire ou de la fatigue. Aucun effort de mémoire n’est nécessaire. 

Repérer des signes bien avant les symptômes 

Les chercheurs ont constaté qu’une personne qui développe la maladie d’Alzheimer voit sa réponse de reconnaissance visuelle diminuer… même si elle se sent encore parfaitement en forme. Fastball détecte donc des signes très précoces, parfois plusieurs années avant que les premiers troubles n’apparaissent. 

Cette avancée est cruciale, en effet, les nouveaux traitements disponibles donnent de meilleurs résultats lorsqu’ils sont initiés avant que les cellules du cerveau ne soient trop atteintes. 

Un test bientôt réalisable à domicile 

L’autre avantage majeur est que le test a été conçu pour être effectué chez soi, avec un casque EEG portable relié à un ordinateur. Quelques minutes suffisent, sans se déplacer, sans stress et à un coût bien inférieur aux examens hospitaliers. 

À terme, Fastball pourrait devenir un outil de dépistage régulier, proposé par les médecins généralistes aux personnes présentant des risques ou des antécédents familiaux. 

Un complément aux examens médicaux, pas un diagnostic à lui seul 

Fastball n’est pas encore un test officiel permettant de diagnostiquer à lui seul la maladie d’Alzheimer. Pour les chercheurs, il s’agit avant tout d’un outil d’alerte précoce, destiné à orienter plus rapidement les patients vers un spécialiste si une anomalie est détectée.  

Son arrivée pourrait ainsi réduire les retards de diagnostic, souvent vécus comme une période d’inquiétude et d’incertitude pour les familles. 

Ce qu’en pensent les experts 

Les scientifiques voient dans Fastball un progrès majeur grâce à un test rapide, fiable, indolore et adapté à un dépistage à grande échelle. Ils appellent toutefois à poursuivre les études pour confirmer son efficacité dans des populations diverses. 

Les professionnels de santé rappellent également l’importance d’un accompagnement bienveillant. En effet, l’annonce d’un risque de la maladie d’Alzheimer nécessite de l’écoute, du soutien psychologique et un encadrement éthique solide. 

Un espoir pour l’avenir 

Même s’il n’est pas encore utilisé en routine, le test Fastball ouvre une perspective nouvelle, celle d’anticiper la maladie d’Alzheimer au lieu de la subir. 

Pour les personnes âgées, leurs proches et les aidants, cette avancée pourrait permettre de : 

  • Préserver l’autonomie plus longtemps, 
  • Agir avant que les symptômes n’apparaissent, 
  • Améliorer la qualité de vie au quotidien. 

Une innovation à suivre de très près, porteuse d’espoir pour des millions de familles. 

Astrid Cluis 

Ergothérapeute 

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